Aller vers les autres

DECEMBRE 2009 : EN ROUTE VERS LE CHANGEMENT !

Ichay & Mullenex Avocats apporte son soutien aux principes qui sous-tendent       « l’Ultimatum climatique, l’appel pour la conférence de Copenhague ».

Lancé à l’initiative de Global Campaign for Climate Action (GCCA), repris par des dizaines d’ONG (Greenpeace ; WWF ; Action Contre la Faim ; Médecins du Monde ; le Secours Catholique, etc.), l’appel totalisait plus de 10 millions de signatures lors de sa remise à Yvo de Boer (Secrétaire de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique) et à Connie Hedegaard (future commissaire européenne sur le climat et Présidente de la commission), le 9 novembre dernier.

Cet appel vise à encourager les parties à la conférence internationale de Copenhague à s’entendre sur un accord ambitieux, en terme de réduction des émissions globales de gaz à effet de serre (GES) (40% d’ici 2020 par rapport à 1990), juste (répartition équitable des taches entre pays du Nord et du Sud) et contraignant. Il témoigne aussi de la prise de conscience de la société civile quant à la réalité des changements climatiques et de leurs conséquences tant sur le plan humain qu’économique.

Cette prise de conscience se veut universelle : des citoyens de toutes les régions du globe ont donné leurs voix à cet appel. Cela constitue un signal fort envoyé aux gouvernants et aux preneurs de décisions. Eux aussi devront parler d’une seule voix pour sauvegarder l’éco système. Notre soutien à ce texte va bien au-delà d’un soutien de principe, qui ne peut être que louable mais qui consiste presque en un devoir citoyen. Nous pensons qu’il revient désormais au secteur privé de s’engager dans la bataille de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Son intérêt est double puisque cet engagement lui permettra également de s’assurer que l’idéalisme ne prend pas le pas sur la réalité économique.

Le cabinet Ichay & Mullenex Avocats s’est d’ores et déjà lancé dans ce combat. Sur le plan individuel, nous avons adopté un comportement vertueux dans notre mode de fonctionnement (diminution des impressions et installation de systèmes économes en eau). Mais, c’est surtout notre action en faveur du développement des nouvelles technologies qui apporte de la valeur ajoutée à la lutte contre le changement climatique. En effet, nous envisageons le combat pour la sauvegarde de l’environnement comme une chance pour relancer les entreprises et créer de l’emploi tout en restant sur la voie du progrès. Notre cabinet a compris que la rentabilité passait par une gestion durable des ressources : c’est la raison pour laquelle nous militons, entre autres, pour la dématérialisation des échanges, en offrant notre expertise à nos clients. C’est ainsi que nous contribuons au développement économique et humain grâce à notre implication dans le Green Business.

 

JUILLET 2009 : NOS DECHETS ONT DE L'ENERGIE

Chaque année à travers le monde, des centres urbains dépensent des ressources considérables pour comprimer et stocker les déchets alimentaires.En ville, l’accumulation des déchets alimentaires attirent souvent les mouches et les rongeurs, créant un risque pour la santé publique.

Que se passerait-il si, à la place, les déchets alimentaires étaient convertis en énergie ?

De tels projets avant-gardistes relatifs au biogaz ont justement été réalisés avec des résultats remarquables en Suède, Corée du Sud, Inde, Singapour, Japon et aux Etats-Unis.

Les systèmes de biogaz fonctionnent en mélangeant les déchets alimentaires avec des bactéries pour dégager le biogaz, un produit composé de méthane et de gaz carbonique. Le biogaz peut servir de combustible pour le chauffage ou les transports, tandis que les résidus peuvent être utilisés comme compost organique. La production de biogaz recycle non seulement les déchets organiques, mais elle réduit également l’effet de serre. Le biogaz est aussi plus efficace que l’éthanol parce qu’il ne diminue pas les ressources provenant de la production alimentaire. Avec l’aide de l’entreprise Scandinavian Biogas Fuels AB basée en Suède, la ville industrielle sud-coréenne Ulsan a récemment mis en œuvre une initiative centrée sur le biogaz à l’échelle de la ville.

Afin d’encourager la production de biogaz, le Ministre de l’Aménagement du Territoire, du Transport et des Affaires Maritimes a annoncé l’interdiction de déverser les eaux usées dans la mer à partir de 2013. Seoul démarre à l’heure actuelle un projet pilote similaire. A Pune, en Inde, l’entreprise ARTI Biogas a développé un système de biogaz compact qui utilise des déchets alimentaires contenant de d’amidon et du sucre (graines pourries, fruits difformes ou blets, résidus alimentaires, etc.). Environ 2000 systèmes de ce genre sont actuellement utilisés dans les ménages urbains indiens. Alors que les systèmes de biogaz traditionnels indiens utilisent les bouses de vaches et nécessitent 40 jours pour produire du biogaz, le nouveau système de biogaz produit la même quantité d’énergie en seulement 24 heures.

Le gouvernement de Pune estime à 500.000 le nombre d’utilisateurs de cette technologie dans le seul Etat de Maharashtra.

Aux Etats-Unis, les meilleurs restaurants de San Francisco participent à un projet d’énergie de biogaz (« Biogas Energy Project ») à l’Université de Californie à Davis. En partenariat avec l’entreprise Norcal Waste Systems, les restaurants trient leurs déchets alimentaires et les stockent dans des cuves à biogaz de l’Université de Californie.

L’Agence Nationale pour l’Environnement de Singapour (« National Environmental Agency » - NEA) s’est également associée avec l’entreprise IUT Global Ltd. et 110 centres commerciaux détenus par l’Etat pour produire du biogaz. La NEA a vivement encouragé les marchands sur les marchés à trier les déchets alimentaires dans les poubelles désignées pour le recyclage pour la production de biogaz. En conséquence, IUT convertit actuellement 4.6 tonnes de déchets alimentaires par an en biogaz.

En ce qui concerne le secteur automobile, l’entreprise Bioenergy Corp. basée à Tokyo est en train de construire une usine qui aura la capacité de fournir en biogaz 40 à 50 voitures par jour.

Avec toutes ces innovations, le biogaz présente une multitude de possibilités pour les entreprises innovantes, les responsables politiques et les investisseurs. Il est fort probable que le biogaz apparaisse comme une source d’énergie majeure dans un proche avenir.